Abandonner ses rêves ,, C'est mourir avec Eux .

La règle d'or c'est de continuer à aller de l'avant, de s'alléger des peurs et des regrets qui nous ralentissent, et nous empêchent de savourer un voyage qui ne s'achèvera que trop tôt. Oui, la route sera jalonnée d'imprévus, d'énormes surprises qu'on n'avait pas vu venir. Mais c'est là tout l'intérêt, vous ne croyez pas ? Dans la vie ce qui compte , ce n'est pas le nombre de coups que tu donnes . C'est le nombre de coups que tu encaisses tout en gardant la tête haute , en continuant d'avancer .


Au delà des obstacles , des doutes , des angoisses , des pleurs , des défaites . Au delà de la jalousie , des commérages , des mauvaises pensées , du temps perdu . Au delà de la douleur , du mal-être , des autres .
Au delà de l'amour , du bonheur , de la passion , de la vie . Danser encore & Envoyer valser la mort .

EN-MESURE

Je suis là , Maintenant .
Abandonner ses rêves ,, C'est mourir avec Eux .

# Posté le lundi 31 mars 2008 05:33

Modifié le lundi 27 avril 2009 03:51

PREMIERE PERSONNE DU SINGULIER .

Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte . Ce n'est pas une raison pour ne pas se consoler , ce soir , dans les bruits finissants de la rue , se consoler , ce soir , avec des mots . Oh , le pauvre perdu qui , devant sa table et le téléphone décroché ,car il a peur du dehors , et le soir , si le téléphone est décroché , il se sent tout roi et défendu contre les méchants du dehors , si vite méchants , méchants pour rien .

Quel étrange petit bonheur , trite et boitillant mais doux comme un péché ou une boisson clandestine , quel bonheur tout de même d'écrire en ce moment , seul dans mon royaume et loin des salauds . Qui sont les saluds ? Ce n'est pas moi qui vous le dirai . Je ne veux pas d'histoire avec les gens du dehors . Je ne veux pas qu'on vienne troubler ma fausse paix et m'empêcher d'écrire quelques pages par dizaines ou centaines selon que ce coeur de moi qui est mon destin décidera . J'ai résolu notamment de dire à tous les peintres qu'ils ont du génie , sans ça ils vous mordent . Et , d'une manière générale , je dis à chacun que chacun est charmant .
Telles sont mes moeurs diurnes . Mais dans mes nuits et mes aubes je n'en pense pas moins .

Somptueuse , toi , ma plume d'or , va sur la feuille , va au hasard tandis que j'ai quelque jeunesse encore , va ton lent cheminement irrégulier , hésitant comme un rêve , cheminement gauche mais commandé . Va , je t'aime , ma seule consolation , va sur les pages où tristement je complais et dont le strabisme morosement me délecte . Oui , les mots , ma patrie , les mots ça console et ça venge .

Albert Cohen , Le livre de ma mère .
 PREMIERE PERSONNE DU SINGULIER .

# Posté le jeudi 03 avril 2008 13:49

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 05:18


Au demeurant , ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés , ce ne sont qu'accuointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité , par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent . En l'amitié , de quoi je parle , elles se mêlent et confondent l'une et l'autre , d'un mélange si universel , qu'elles éffacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes . si on me presse de dire pourquoi je l'aime , je sens que cela ne se peut exprimer en répondant :
" Parce-que c'est Elle, parce-que c'est moi . "

Montaigne_

# Posté le vendredi 04 avril 2008 16:39

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 05:16

Etre Danseuse, c'est être interprète. Véhiculer des émotions, celles d'un personnage, celles qui sont votres , tout en donnant l'illusion d'une gracieuse facilité dans cette justesse intangible de la technique .

Sh e h e r a z a d e


J'ai encore trop de mal à la cerner . Je ne parviens pas à savoir qui elle est . Et pourtant , je dois y arriver .
Mais quelle femme est t'elle ? Une sulfureuse orientale ? Une jeune fille aux mille-et-un-délices ?
C'est beaucoup trop flou . Et pourtant je dois m'approprier ses pas , son éxotisme . Mais quelle est sa danse , quels sont ses pas ? Et dis moi , que ressent t'elle vraiment dans toute cette histoire . Est-elle effrayée par ce sultan qui désire la tuer ? Ou est-elle certaine de l'efficacité de ses contes merveilleux ? Et lorsque , je me réveillerai , quitterai ce sofa pour danser , dis , comment vais-je devoir le faire ? Et pourquoi danse t'elle au juste ? Une variation pour exprimer quoi ? Craint - elle les autres sultanes ? Quels sont ses rêves , ses désirs ?!
Je ne sais pas . Je ne sais pas comment la danser . Parce-que je ne la connais pas assez . Parce-que j'ignore totalement en fait , quel est ce personnage . Si quelqu'un avait une idée qu'il me renseigne . Pourtant , ...

Ce 20 Juin 2008 , Je m'effacerai .
Et Shéherazade , se sera Moi . De la racine de mes cheveux , jusqu'au bout de mes orteils en sang .
 Etre Danseuse, c'est être interprète. Véhiculer des émotions, celles d'un personnage, celles qui sont votres , tout en donnant l'illusion d'une gracieuse facilité dans cette  justesse intangible de la technique .

# Posté le jeudi 10 avril 2008 13:32

Modifié le samedi 11 octobre 2008 06:31